Jenni Bik : La culture du coup de main

Jenni Bik

Jenni Bik est une passionnée qui a décidé de mettre un peu de son temps libre au service de la musique, à Paris et Saint-Etienne : aide d’artistes émergents, rédaction d’articles et d’interviews pour des webzines,  animation d’une émission radio dédiée aux découvertes musicales… Elle fait partie de ces gens dont on parle peu mais qui sont pourtant des acteurs locaux importants du monde musical.

Muzrs : Salut Jenni, peux-tu nous raconter ton parcours ?

Jenni Bik : Il y a 5 ans, j’étais sur Paris, j’ai commencé à sortir dans des soirées « underground », et j’ai découvert des artistes de qualité absolument pas connus du public, des artistes qui ne sont pas relayés par la télé ou les radios. A partir de là j’ai eu envie de faire quelque chose pour eux, sur mon temps libre. Je n’avais pas de formation, mais je voulais juste donner des coups de mains.  A l’époque je faisais aussi un peu de musique dans ma chambre, du piano et de la guitare. Un peu par hasard, je me suis retrouvée à devoir composer une musique pour la comédie musicale Terre de Mémoire. C’est comme ça que j’ai rencontré Victor Vagh, qui possède le studio d’enregistrement Vagh & Weinmann. Par lui, je suis ensuite devenue bookeuse du chanteur de blues Juju Child. C’est comme ça que j’ai appris comment marchait le milieu de la musique, et que je me suis fait mon premier réseau. Au fil de mes rencontres, j’aidais quelques artistes à trouver des dates. Pour officialiser la chose j’ai créé la page Supporters d’Artistes Good Vibes sur Facebook, pour fédérer une petite communauté. Je me suis occupé de pas mal d’artistes à ce moment là, j’ai pas mal aidé au développement de la chanteuse brésilienne Flavia Coelho.

Puis j’ai bougé à Saint-Etienne, et j’ai réalisé à quel point c’était dur pour un artiste de se lancer sans réseau professionnel. Ici, quelques genres musicaux dominent la scène : Rock, Punk, Hip Hop, Reggae. Et tout marche par collectif, par communauté.

J’ai alors commencé mon émission C Bon Ça sur une radio locale, Radio Dio, où je passe des artistes qui ne sont habituellement pas en radio, notamment des artistes Good Vibes. Enfin, j’écris de temps en temps pour des webzines comme Froggy’s Delight ou Reggae.fr. Je fais des interviews, des « reports » de concerts…

Muzrs : Tu peux nous en dire plus sur Supporter d’Artistes Good Vibes, son but, ses activités ?

Jenni Bik : Rien n’est bien établi, c’est plus un réseau de coups de mains amélioré, même si à l’avenir je souhaite en faire une vraie structure. On fait de l’organisation d’évènements, du booking, de la promotion… On fait aussi beaucoup de mise en relation entre artistes. Mais le but premier est de fédérer une petite communauté de passionnés qui se retrouve régulièrement aux concerts pour soutenir des artistes émergents. Les artistes sont sélectionnés au coup de cœur, tout simplement.

Muzrs : Qu’est ce que tu penses de la situation des artistes aujourd’hui ?

Jenni Bik : C’est la galère pour beaucoup. Notamment pour se faire connaître. Les salles et les médias sont encore très frileux. C’est, je pense, un peu typique de la province. Il y a aussi un vrai manque de communication entre les différents acteurs du milieu à Saint-Etienne. Quand je vois des artistes super en concert au Fil et pas un seul média présent, j’hallucine un peu. Je vois pas mal d’artistes d’ici s’installer à Lyon pour cette raison.

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Catégories :Professionnels

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