Neko Light Orchestra : « Nous avons voulu, à travers le crowdfunding, créer une véritable expérience participative »

Neko Light Orchestra

Neko Light Orchestra est un groupe de musiciens passionnés des cultures de l’imaginaire. Depuis 3 ans et demi ils jouent dans les conventions « geeks » où ils réinterprètent les grans thèmes du jeux-vidéos, des films d’animation, de science fiction. Pour leur premier album de composition ils décident de faire appel au crowdfunding et créent une véritable expérience participative, entre animation communautaire et crowdsourcing.

Muzrs : Pourquoi faire appel au crowdfunding ? Etait-ce un choix ou par défaut ?

Actuellement on est très peu nombreux sur ce créneaux et en discutant avec des professionnels de la musique, j’ai vu qu’ils ne comprenaient pas ce qu’on fait. Les cultures de l’imaginaire c’est un univers très particulier du coup je pense que je suis un peu le seul à pouvoir le vendre !

Dans le groupe nous sommes tous compositeurs donc je voulais faire un album de compositions assez rapidement pour montrer de quoi on était capable, un CV pour des boites de production de jeux vidéo ou de films. Mais cette ambition ne suffit évidemment pas à justifier la sollicitation du public. Nous avons voulu, à travers le crowdfunding, créer une véritable expérience participative.

Muzrs : Et du coup, qu’avez-vous fait concrètement ?

Nous avons monté une campagne sur 10 semaines, pendant laquelle nous avons réalisé un album de composition sur les cultures de l’imaginaire, dont les différents univers étaient choisis par les internautes. Chaque semaine nous les sollicitions : les 3 premiers jours ils nous envoyaient des idées de thèmes par mail, nous en sélectionnions 10 que nous soumettions au vote sur Facebook les 4 derniers jours. Ainsi, à la fin de la campagne nous avions nos 10 thématiques pour les 10 titres de l’album, et nous sommes alors passés à la composition et l’enregistrement. Tout le monde pouvait voter, pas seulement les donateurs, ainsi la première semaine nous avons eu 3000 votes, chaque participant invitant ses amis à voter, ce qui diffusait alors notre campagne chaque semaine un peu plus. On a également lancé un concours d’illustrations pour le livret de l’album. Nous demandions 6000 euros et nous en avons finalement récolté 12000, grâce à 250 contributeurs. Ça nous a permis d’avoir presque 60 jours en studio pour faire exactement ce qu’on imaginait, de payer un graphiste et de presser le CD à 1000 exemplaires.

Muzrs : Pourquoi un tel succès selon vous ?

Pour que ça marche, il faut qu’il y ait un concept. Je ne serais pas arrivé en tant que groupe de musique en disant : on a des compos, donnez-nous de l’argent et vous aurez le CD. Il faut pour moi que ça rentre dans un contexte global de projet participatif. Je pense également qu’il faut que ça rentre dans l’histoire d’un groupe : il y a des étapes dans une carrière, et pour nous c’était la bonne pour nous lancer dans cette aventure.

Muzrs : Vous le referiez ?

On y pense, mais pas pour un album. J’ai un projet de festival des cultures de l’imaginaire, ce serait un super moyen pour financer une première édition. Ou alors juste pour certains éléments précis, payer les coûteux billets d’avions d’artistes japonais par exemple. On se pose aussi la question pour un clip.

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Catégories :Artistes, Interviews

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